Créateur discret mais visionnaire, Le Monde d’Orchalys bâtit depuis plusieurs années un univers de fantasy sombre et immersif, chanson après chanson, image après image. Entre mythologies inventées, personnages torturés et intelligence artificielle maîtrisée, il nous ouvre les portes de son monde le temps d’une conversation.
Comment as-tu commencé la musique ? Quel a été l’élément déclencheur ?
LMdO : Tout a commencé en regardant des vidéos musicales sur YouTube, où des créateurs expliquaient utiliser l’IA. J’ai testé par curiosité et le résultat m’a surpris. J’ai commencé à créer pour moi, sans penser à publier. Puis, en voyant d’autres partager leur univers, je me suis dit : « Pourquoi pas moi ? ». J’avais déjà imaginé tout un monde depuis des années, c’était l’occasion idéale. C’est en réalisant à quel point j’adorais ça que c’est devenu une véritable passion.
Qu’est-ce qui t’a inspiré pour écrire « Rage. Proie » ? Et pourquoi ce titre comme porte d’entrée à ton univers ?
LMdO : « Rage. Proie » s’inscrit dans une vaste légende. L’histoire suit trois prêtresses kyaris, inspirées des kitsunes, accompagnées d’un gardien elfe et d’un humain lors d’un pèlerinage dédié aux astres. Le morceau met en avant la discorde entre les deux personnages, l’elfe dissimulant un lourd secret, et fait résonner des émotions intenses : jalousie, peur, colère, déception.
Quelle place occupe l’IA dans ton travail ?
LMdO : « Je vois l’IA comme un fantastique outil qui permet de réaliser des rêves. » Comme on ne naît pas tous dessinateur ou chanteur, cela permet à des gens comme moi de partager leur univers.
Comprends-tu qu’il puisse y avoir un public réfractaire à l’IA dans la musique ?
LMdO : Oui, et c’est assez ironique car je travaille moi-même dans la programmation de jeux. Ça fait un peu mal de réaliser qu’avec l’IA, n’importe qui peut sortir son propre jeu en quelques heures. Mais cela ouvre aussi de nouvelles portes : ce n’est plus la technique pure qui prime, c’est l’imagination. La touche humaine restera toujours supérieure, mais on peut être agréablement surpris. Et de toute façon, c’est l’évolution logique de la technologie.
Le « world-building », c’est quoi pour ceux qui ne sont pas forcément adeptes ?
LMdO : « C’est l’art de créer un univers imaginaire de A à Z » : concevoir son histoire, ses peuples, ses règles, ses événements, tout en gardant une logique cohérente. Pour faire simple, c’est imaginer son propre monde.

Les 3 derniers morceaux que t’as écoutés aujourd’hui, sans tricher !
LMdO : Honnêtement, je suis tellement absorbé par mes propres créations que je n’en écoute pas d’autres, à l’exception de celles de mon collaborateur.
Un fait d’actualité récent qui t’a marqué ?
LMdO : Je ne suis pas l’actualité, c’est un enchaînement de mauvaises nouvelles. Je préfère suivre l’actu des jeux vidéo et des conventions, c’est bien plus stimulant.
Ton réseau social préféré ?
LMdO : Aucun en particulier. J’utilise Instagram pour promouvoir ma chaîne, c’est tout.
Quels sont tes objectifs pour 2026 ?
LMdO : Faire grandir ma chaîne YouTube et fédérer une belle communauté autour de mon univers. Celle que j’ai déjà, bien que petite, est déjà superbe. J’aspire aussi à rencontrer des personnes qui partagent cette passion, comme mon collaborateur de Les Chroniques du Monde d’Owick, avec qui les échanges sont tout simplement incroyables.
Un dernier mot ?
LMdO : « Je veux avant tout développer mon univers pour m’amuser, et le fait d’avoir la communauté que j’ai aujourd’hui m’aide énormément. Alors un immense merci à mes abonnés de me suivre dans cette folle aventure ! »

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