🇱🇺 Interview : David Laborier, l’homme qui laisse ses cordes parler à sa place

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Il compose dans des carnets de papier musique, enseigne au conservatoire, arrange pour des artistes primés aux Grammy et sort des singles qui cumulent des centaines de milliers de vues. David Laborier est de ces musiciens qui construisent dans la discrétion et marquent dans la durée. On a eu la chance de l’avoir en face de nous, et il n’a pas mâché ses mots. Enfin, si, un peu. C’est son style.


Comment as-tu commencé la musique ? Quel a été l’élément déclencheur ?

D.L. J’ai commencé la musique en tant qu’enfant, de manière traditionnelle, avec des cours de piano, instrument auquel je n’ai jamais vraiment accroché. C’est à l’âge de 13 ans que j’ai débuté la guitare. L’élément déclencheur pour la guitare électrique a été le jour où j’ai vu le clip de « Money for Nothing » de Dire Straits sur MTV. J’ai tout de suite été mordu par les capacités sonores de cet instrument et n’ai plus décroché depuis.

Qu’est-ce qui t’a inspiré pour écrire « A Few Words » ? Le point de départ ?

D.L. « A Few Words » fait partie d’une série de 14 morceaux écrits il y a quelques années pour mon sextette « NE:X:T » en vue d’un deuxième album. Nous avons enregistré basses, batterie et cuivres au Studio Tonmeister à Mainz et le projet a tout d’abord terminé dans mon tiroir, faute de temps. Au printemps 2025, je me suis mis à enregistrer les guitares chez moi et ai mixé le premier morceau (« The Smoothness of You »), sorti en avril 2025. Le morceau a bien tourné sur les plateformes, été nominé pour un Hollywood Independent Music Award et obtenu de belles chroniques, ce qui m’a motivé à continuer et à réimaginer les arrangements de ces titres un à un. Pour certains, dont « A Few Words », les parties de cuivres ont dû céder la place à un arrangement de guitares.

Raconte-nous, c’est quoi le Labo Jazz ? Pourquoi l’avoir créé ?

D.L. Labojazz n’est rien de particulier. C’est le nom de mon site. Labo(rier)+Jazz…

Quelle est ta façon de composer ? Ta méthode de travail en studio ?

D.L. Généralement, j’aborde la composition par des ébauches à l’ancienne, dans des blocs de papier musique (qui sont de plus en plus difficilement disponibles en bonne qualité…) Ensuite, pour la phase arrangement, je passe souvent directement sur le logiciel Sibelius, qui me permet d’écouter la partition et d’écrire plus rapidement. C’est un peu risqué, car le logiciel joue même les parties humainement impossibles, mais avec l’expérience, on s’en sort bien. Pour le studio, les instruments acoustiques sont généralement enregistrés dans un lieu externe, les instruments électriques chez moi, le mixage chez moi. Je confie le mastering à un ingénieur externe, afin d’avoir un avis supplémentaire.

Ta plus grande qualité en tant qu’artiste ? Et ton plus grand défaut aussi ?!

D.L. Mon perfectionnisme. Mon perfectionnisme.

Un objet dont tu ne peux pas te passer au quotidien ?

D.L. Ma guitare. (Pour ne pas dire mon ordi…)

Les 3 derniers morceaux que t’as écoutés aujourd’hui, et sans tricher !!

D.L. « The Hangman » (Alison Krauss & Union Station), « Seven Come Eleven » (Charlie Christian), « Sticky Situation » (Snoop Dogg)

Un fait d’actualité récent qui t’a marqué un peu plus que les autres… ?

D.L. Il y en a tellement qui inquiètent et sont négatifs ou hostiles, ce serait bien d’entendre quelque chose de positif aux infos pour changer…

Ton réseau social préféré ? Pourquoi ?

D.L. Ils sont tous un « mal » nécessaire pour les musiciens de nos jours, malheureusement.

Quels sont tes objectifs pour 2026 en tant qu’artiste ?

D.L. Développer mon jeu et mes compétences en mixage.



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