🇧🇪 Yanni Iliadis : une lettre ouverte entre ciel et terre

|

Avec « Une Lettre d’Adieu », Yanni Iliadis livre sans doute son morceau le plus intime. Auteur-compositeur-interprète belgo-grec originaire de Bruxelles, l’artiste de 28 ans transforme une épreuve personnelle en une œuvre universelle. Entre pop-folk acoustique et émotion à fleur de peau, il signe un titre bouleversant dédié à sa grand-mère disparue, accompagné d’un clip spectaculaire tourné à plus de 90 mètres du sol.

Nous avons rencontré Yanni Iliadis pour parler de ses débuts dans la musique, de la genèse de ce nouveau single et de ce clip impressionnant suspendu entre ciel et terre.


Comment as-tu commencé la musique ? Quel a été l’élément déclencheur ?

Je viens d’une famille de footballeurs, donc au départ j’ai naturellement suivi cette voie. Mais au fond de moi, je savais déjà que ce n’était pas là que mon cœur vibrait vraiment. Ce que je voulais, c’était chanter.

J’écoutais la radio en permanence et je connaissais énormément de chansons par cœur. Je chantais tout le temps : dans la voiture, sous la douche… Dès que j’en avais l’occasion. Pour mes anniversaires ou la Saint-Nicolas, je demandais toujours des instruments en jouet et je faisais des petits concerts dans le salon pendant les fêtes de famille.

Le vrai déclic arrive en 2007 avec la sortie de « On s’attache » de Christophe Maé. J’avais 9 ans et cette chanson m’a bouleversé. À ce moment-là, j’ai su que je voulais faire ça. J’ai donc arrêté le foot et je me suis inscrit dans une académie de musique pour apprendre le solfège, le chant et la guitare. À 10 ans, j’ai commencé à composer mes premières chansons.

Qu’est-ce qui t’a inspiré pour écrire « Une Lettre d’Adieu » ?

Le point de départ, c’est un silence. Un silence laissé par l’absence.

Quand ma grand-mère est partie, j’ai eu cette sensation qu’il me restait encore beaucoup de choses à lui dire. Des remerciements, des souvenirs, des questions qu’on croit pouvoir poser plus tard… et ce “plus tard” n’arrive jamais.

Un jour, je me suis assis au piano et j’ai commencé à écrire comme si elle pouvait me répondre. Le premier vers – « Écris-moi, écris-moi une lettre » – est sorti presque instinctivement.

Au départ, je n’écrivais pas un single. J’écrivais pour elle. Mais petit à petit, j’ai compris que cette histoire dépassait mon vécu. Nous avons tous quelqu’un à qui nous aimerions écrire une dernière lettre. C’est là que la chanson est devenue universelle.

Le clip est impressionnant. Comment s’est passé le tournage ?

Le tournage restera gravé en moi.

Nous étions dans la Carrière de Marenne, entourés de falaises et de nature. Il faisait étonnamment doux pour un mois de novembre et la lumière était presque irréelle.

Quand je me suis installé au piano suspendu à plus de 90 mètres du sol, il y a eu un moment de silence. Un vrai. Celui où l’on comprend qu’on va vivre quelque chose d’unique.

Il y avait un énorme défi technique : la météo, la sécurité, la coordination de l’équipe… tout devait être parfaitement maîtrisé. Mais le vrai défi était émotionnel. Il fallait rester connecté à l’histoire malgré la hauteur et l’intensité du moment.

À cette hauteur, tout change : le vent, le vide, l’immensité. Et paradoxalement, je ne me suis jamais senti aussi proche du message de la chanson. Cette élévation symbolisait ce besoin d’envoyer la lettre “là-haut”.

Comment composes-tu tes chansons ?

C’est un mélange d’instinct et de travail.

Parfois l’inspiration arrive n’importe quand : sous la douche, sur la route… Je note une phrase ou une mélodie dans mon téléphone. Ensuite je prends ma guitare et je cherche les accords qui correspondent à l’émotion du moment.

Puis je retravaille les paroles et la structure. Petit Ă  petit, la chanson prend forme.

Ta plus grande qualité… et ton plus grand défaut ?

Ma plus grande qualité, c’est d’être polyglotte, multi-instrumentaliste et auteur-compositeur. Et surtout j’adore la scène. Pour moi, un concert doit être un moment de partage.

Mon plus grand défi vient de ma multiculturalité. Parfois j’ai l’impression de ne jamais appartenir totalement à un seul endroit : pour certains je suis grec, pour d’autres belge, francophone ou néerlandophone. Mais aujourd’hui j’essaie de transformer cette richesse en force.

Un objet dont tu ne peux pas te passer ?

Mon smartphone. Il me permet d’écouter de la musique, de rester connecté et de trouver de l’inspiration. Mais j’essaie aussi de m’en détacher pour vivre les choses pleinement.

Les trois derniers morceaux que tu as écoutés ?

  • Huntrix – « Golden »
  • Yanni Iliadis – « Une Lettre d’Adieu » (oui, je l’écoute souvent !)
  • Barry White – « You’re the First, the Last, My Everything »

Ton objectif pour 2026 ?

J’aimerais pouvoir vivre de ma musique, jouer sur de grandes scènes et toucher un public toujours plus large. Continuer à grandir sans perdre l’authenticité qui me définit.

Un dernier mot ?

Écoutez, likez et partagez « Une Lettre d’Adieu » 🙂

—

Rejoindre Yanni Iliadis les réseaux :

fr_FRFrançais