JAB, de son vrai nom Benjamin Villoteau, est un auteur-compositeur-interprète qui mêle rap, pop-rock et une bonne dose d’humour dans ses chansons. Originaire de Tours, il a débuté la musique dès son plus jeune âge, entre chorale et trompette, avant de se lancer en solo au lycée. Avec ses musiciens, il construit aujourd’hui un univers énergique et sincère, porté par des textes qui oscillent entre mélancolie et fête. Son nouveau single « Solex » marque un tournant solaire et léger dans sa carrière, et nous avons pu lui poser quelques questions à chaud.
Bonjour Benjamin, merci de nous accorder un peu de ton temps ! Pour commencer, comment as-tu débuté dans la musique ? Quel a été le déclic ?
JAB : J’ai grandi dans une famille où la musique faisait déjà partie du quotidien. J’ai commencé la trompette dès l’âge de six ans et très vite j’ai intégré des chorales dans ma région. Mais ce qui a vraiment lancé mon parcours, c’est le lycée : entre les cours d’orchestre et la chorale, j’ai commencé à écrire mes premiers textes. J’avais la chance d’être entouré d’amis qui croyaient en moi et me poussaient à persévérer. Après le lycée, je n’ai jamais lâché l’affaire. J’ai continué d’écrire, de composer avec mes potes, de me produire en solo pour gagner en confiance. Petit à petit, c’est devenu une vraie passion et aujourd’hui c’est toute ma vie.
Peux-tu nous raconter l’inspiration derrière ton titre « Solex » ?
JAB : C’est assez simple et presque magique. Un jour d’été, je roulais justement sur un Solex avec mon frère et un de ses amis qui en possède deux. Le soleil brillait, l’ambiance était super détendue, et le refrain m’est venu comme ça, spontanément. Je me suis même enregistré en chantant à tue-tête sur le Solex, comme si la chanson existait déjà depuis toujours. Ensuite, j’ai écrit les couplets, on a produit le morceau, et plus tard, je l’ai arrangé avec mes musiciens pour une version live beaucoup plus rock, plus dynamique. Cette version est vite devenue celle que le public préférait, car en concert elle fait toujours danser tout le monde.
On remarque deux versions de « Solex » sur Spotify. Quelle différence y a-t-il entre elles ?
JAB : La première version est un peu une esquisse, une sorte de brouillon où je sentais le potentiel mais pas encore le plein aboutissement. La version live, elle, donne une nouvelle dimension au morceau. Avec mes musiciens, on l’a vraiment travaillé pour en faire une chanson pop-rock entraînante, un hymne qui fait bouger les foules. Le refrain est super simple à retenir et en concert c’est clairement celui où l’ambiance explose. C’est devenu un incontournable de mes shows, donc j’ai voulu sortir cette version officielle à la demande des fans.
Quelle est ta méthode de travail pour composer ? Tu commences souvent par les paroles ou par la musique ?
JAB : Je ne me fixe pas de règles, je privilégie toujours la spontanéité et l’authenticité. Parfois les paroles viennent en premier, parfois une mélodie ou un rythme. Je fais des maquettes tout seul, mais je ne suis pas un compositeur dans l’âme, je suis avant tout auteur-interprète. C’est surtout avec mes beatmakers, Djino Loustalot et Enzo Lamonerie, et mes musiciens Benjamin Peinado et Mathieu Maury que les morceaux prennent forme. L’essentiel pour moi, c’est que l’émotion passe, que ça sonne vrai.
Quel objet ne quittes-tu jamais au quotidien ?
JAB : Sans hésiter, mon téléphone. C’est devenu indispensable, on est tous accros aujourd’hui. Je l’utilise pour communiquer avec mes fans, écrire mes textes, organiser mes dates, et garder le contact avec ma communauté. C’est à la fois un outil de travail et un lien précieux avec ceux qui me suivent.
Quels sont les trois derniers morceaux que tu as écoutés sans tricher ?
JAB :
- « Impardonnable » de Damso
- « Macaroni » de Ninho feat Leto
- « Loup Garou » de Gims feat Sofiane
Pourquoi avoir appelé ton dernier EP « L’envers du décoeur » ?
JAB : Je voulais un titre qui reflète le cœur de l’EP, son âme. « L’envers du décor » évoque la face cachée des choses, alors j’ai remplacé « décor » par « décoeur », pour parler des coulisses de l’amour, de ses hauts et ses bas. Cet EP raconte mes expériences amoureuses avec honnêteté, sans jugements ni moralisations. C’était pour moi une forme de thérapie, un moyen d’exprimer ce que beaucoup ressentent mais n’osent pas dire. Les retours du public ont été très forts, beaucoup se sont reconnus dans mes textes, et ça m’a profondément touché.
Quel est ton titre préféré sur cet EP ? Et celui que tu aimes le moins ?
JAB : Mon préféré, c’est « Confidence ». C’est la chanson la plus intime, la plus brute, celle qui va droit au cœur. En la chantant, parfois les émotions prennent le dessus, surtout en live. Quand je vois des gens pleurer devant moi, je me dis que le pari est gagné. Pour ce qui est du titre que j’aime le moins, je n’en ai pas vraiment. Chaque chanson a sa valeur, son histoire, sinon je ne l’aurais pas sortie. Si un morceau ne me plaît pas, je préfère le retravailler jusqu’à ce qu’il soit à la hauteur.
Quels sont tes objectifs pour 2025 ? Un nouveau projet en vue ?
JAB : J’ai des ambitions solides pour les prochaines années. En 2025 et 2026, je vais travailler dur pour préparer mon nouvel album, « Facettes », prévu pour 2027. Ce projet sera plus riche, plus complet, avec beaucoup de titres qui me ressemblent. Je veux continuer à faire vibrer mon public actuel, mais aussi toucher de nouveaux auditeurs, car ma famille musicale grandit chaque jour. Ce sera un beau voyage, j’ai hâte.
Un dernier mot pour nos lecteurs ?
JAB : Je vous dis juste : rendez-vous en 2027 ! En attendant, il y a du boulot, et je préfère montrer par mes actes plutôt que par mes paroles. La musique est ma passion, et je compte bien faire de cette passion une vraie carrière. Merci de me suivre, de croire en moi, et surtout, restez vous-mêmes, toujours.
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