Originaire du Sud de la France, KORZAAK débarque avec un style bien à lui, brut, sincère, et sans filtres. Son dernier titre « J’ai donné » fait parler de lui, entre mélancolie et réalité crue. L’occasion parfaite pour partir à la rencontre de ce rappeur indépendant, à l’identité forte et au blaze qui intrigue. Dans cette interview, il revient sur ses débuts, ses inspirations, ses galères et ses objectifs pour 2025.
Bonjour KORZAAK, et merci d’avoir accepté cette interview. Comment t’es venu le goût de la musique ? Tu te souviens de ce qui t’a donné envie de te lancer ?
KORZAAK : La musique a toujours été là, en fond, mais c’est vraiment un besoin d’expression qui m’a poussé à me lancer. J’ai commencé à écrire un peu comme une thérapie, pour mettre des mots sur ce que je ressentais. Ce qui a tout déclenché, c’est un moment où je me suis dit : « Soit tu balances ce que t’as dans la tête, soit tu te tais pour toujours. » Et j’ai choisi de parler, en musique.
Qu’est-ce qui t’a inspiré pour écrire ton dernier morceau “J’ai donné” ?
KORZAAK : Clairement, mon ex. C’est elle la muse involontaire de ce son. Ce morceau, c’est un exutoire, un coup de gueule, mais aussi une manière de tourner la page. Alors big up à elle, même si c’est un big up avec un peu de sarcasme (rires). J’ai voulu parler de ce moment où tu donnes tout à quelqu’un, jusqu’à t’oublier toi-même. J’ai donné, mais maintenant je reprends.
Le plus gros red flag chez une fille, pour toi, c’est quoi ?
KORZAAK : Sans hésiter, une fille qui parle mal. Que ce soit envers les autres, envers moi, ou même envers elle-même. Le respect, c’est la base. Si tu sais pas aligner trois mots sans méchanceté gratuite, ça peut pas coller.
Quand tu composes, tu commences par quoi : la musique ou les paroles ?
KORZAAK : Toujours la mélodie en premier. C’est elle qui me guide, qui m’inspire le thème, l’émotion. En général, j’ai une mélodie qui me vient en tête, je la joue direct au piano, puis je la développe sur mon ordi. À partir de là, tout se construit autour : l’ambiance, le texte, le rythme. C’est un peu comme une carte : la musique me montre le chemin.
En tant qu’artiste indépendant, quelle a été ta plus grosse difficulté jusqu’ici ?
KORZAAK : Franchement, se faire une place. Aujourd’hui, y’a des artistes partout, et t’as beau avoir du talent, si t’as pas de visibilité, c’est comme si tu criais dans le vide. Faut tout gérer tout seul : l’écriture, l’enregistrement, la com’, les clips… Et parfois t’as pas les moyens, t’as pas le temps, mais t’as que ça pour t’exprimer. Le plus dur, c’est de rester motivé malgré les galères. Mais c’est aussi ça qui rend le parcours plus vrai.
@korzaak #fyp #streetworkout #muscle ♬ الصوت الأصلي – مـاريو|ᴍᴀ ʀɪᴏ
Un feat de rêve que tu aimerais concrétiser un jour ?
KORZAAK : J’en ai plusieurs en tête ! JUL, Kofs, LIM… des mecs qui ont marqué le game à leur manière. Et j’aimerais vraiment poser avec une chanteuse aussi, pour ramener un autre univers, une vibe plus douce qui contraste avec mon style brut.
D’ailleurs, ton blaze “KORZAAK”, ça vient d’où ?
KORZAAK : À la base, c’était un pseudo que j’avais sur la Playstation quand j’avais 13 ans. Je m’étais appelé “Korzak”, comme ça, sans raison particulière. Et puis avec le temps, j’ai juste rajouté un “A”, ça sonnait mieux, plus stylé. Et c’est resté. C’est devenu une partie de moi.
Y a-t-il un objet dont tu ne peux absolument pas te passer au quotidien ?
KORZAAK : Mon téléphone, sans hésiter. Je note tout dedans : idées de texte, punchlines, mélodies que j’ai en tête… C’est mon bloc-notes, mon studio mobile, mon carnet intime. Il me suit partout.
Les trois derniers morceaux que t’as écoutés aujourd’hui, sans mentir ?
KORZAAK : Alors là, je vais te surprendre ! J’écoute beaucoup de rap russe, donc :
- Гио Пика – Буйно голова
- ТГК – Гелик
- et un classique : Jul – J’oublie tout
J’ai des goûts larges, mais quand j’aime un style, je le creuse à fond.
Quels sont tes objectifs pour 2025 ?
KORZAAK : En 2025, je veux faire du bruit. Multiplier les scènes, être produit, passer en interview, me faire repérer. Je veux développer ma communauté, que les gens me découvrent et se reconnaissent dans mes sons. C’est l’année où je veux franchir un cap, mettre toutes les chances de mon côté et m’imposer dans le paysage musical.
Un dernier mot pour ceux qui te suivent ou te découvrent ?
KORZAAK : Merci à ceux qui m’écoutent, qui partagent, qui soutiennent. Restez à l’affût, parce qu’un nouveau clip est en préparation sur un son piano très mélancolique, et je pense qu’il va parler à pas mal de monde. On n’a pas fini d’en parler.
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