Elle s’appelle Luna Zuruky, et derrière ce nom se cache Tiffany Charlot, une jeune chanteuse originaire de Roubaix désormais installée à Lille. Après plusieurs années d’écriture en retrait, elle revient sous les projecteurs avec un tout nouveau titre : « Dernière Chance ». Un morceau à fleur de peau, à l’image de son univers musical empreint de mélancolie, de sensibilité et de résilience. À l’occasion de cette sortie, nous avons rencontré cette artiste émergente, aussi touchante qu’authentique, pour parler musique, inspirations, et parcours personnel.
Bonjour Luna, et merci de répondre à nos questions ! Pour commencer, raconte-nous un peu comment tu as débuté la musique. Quel a été le déclic ?
Luna Zuruky : La musique m’accompagne depuis toujours. Dès l’enfance, je chantais, j’écrivais, je jouais un peu de guitare. C’était une manière pour moi d’exprimer des choses que je n’arrivais pas toujours à dire autrement. Ce qui m’a vraiment fait tomber amoureuse de la musique, c’est cette sensation étrange mais apaisante qu’elle procure — un mélange d’émotions qui apaise l’âme tout en la bousculant. C’est un langage que je comprends sans effort, qui me connecte à moi-même et aux autres.
Qu’est-ce qui t’a inspirée pour écrire ton dernier single “Dernière Chance” ?
Luna Zuruky : Ce titre est né d’un mélange de plusieurs choses. J’observe beaucoup les relations autour de moi, et j’ai été marquée par ces couples qui s’aiment profondément mais traversent des zones de turbulence, de doutes, parfois même de rupture. J’y ai vu un contraste fort entre la lumière et l’ombre dans une histoire d’amour.
Et bien sûr, il y a aussi mon vécu personnel. “Dernière Chance” est le reflet d’expériences intimes que j’ai transformées en musique. C’est une chanson qui parle de ce moment critique, où on ne sait plus si on doit se battre ou lâcher prise.
Comment tu composes ? Tu as une méthode particulière de création ?
Luna Zuruky : Je commence souvent par écrire mes textes à la main. J’ai toujours un carnet ou mon téléphone pas loin pour noter des idées qui me viennent, peu importe l’endroit. Parfois, les mots arrivent avant la mélodie, parfois c’est l’inverse. Tout dépend de ce que je ressens sur le moment. Ce que je recherche avant tout, c’est l’authenticité. Mes chansons doivent naître d’une émotion sincère. Je n’écris jamais juste pour écrire, il faut que ça me parle, que ça vienne du cœur.
Si tu pouvais collaborer avec un ou une artiste, n’importe lequel… ce serait qui ?
Luna Zuruky : C’est difficile à dire car je n’ai pas de préférence fixe. Je suis assez ouverte, tant que l’univers artistique de la personne me touche. Ce qui compte, c’est la connexion humaine et créative. Si la musique qu’on crée ensemble a du sens, alors c’est une collaboration réussie, peu importe le nom.
Un objet dont tu ne peux absolument pas te passer au quotidien ?
Luna Zuruky : Mon téléphone, sans hésiter ! Je l’ai toujours avec moi. Il me sert de carnet de notes, d’enregistreur vocal, d’agenda… Dès que j’ai une idée de texte ou de mélodie, je la note ou l’enregistre immédiatement. C’est mon assistant musical personnel.
Les 3 derniers morceaux que tu as écoutés récemment, et sans tricher !
Luna Zuruky : Alors… Maître Gims, parce que ses textes me parlent et sa voix est puissante. Ensuite Tokio Hotel, un groupe que j’écoutais beaucoup ado et qui reste une référence émotionnelle pour moi. Et puis Lorie… c’est un peu ma Madeleine de Proust, elle me ramène à mes souvenirs d’enfance.
Un fait d’actualité récent qui t’a marqué plus que les autres ?
Luna Zuruky : Ce n’est pas un événement précis, mais je suis très touchée par tout ce qui concerne les émotions humaines, les drames invisibles, les histoires de gens ordinaires. J’aime observer la société, comprendre ce que les gens vivent, ressentent, cachent. C’est souvent dans ces détails-là que je trouve l’inspiration.
Entre la sortie de “Écoute-moi” et “Dernière Chance”, il s’est écoulé 5 ans. Qu’est-ce qui s’est passé durant ce temps ?
Luna Zuruky : J’ai traversé une période de retrait, un peu nécessaire. Pour des raisons personnelles, j’ai mis la musique entre parenthèses, mais je n’ai jamais cessé d’écrire. Cinq ans, c’est long, mais c’était aussi une phase où j’ai beaucoup appris, grandi, vécu. Aujourd’hui, je reviens plus forte, avec l’envie de partager ce que j’ai accumulé pendant ce temps.
Quels sont tes objectifs pour 2025 ?
Luna Zuruky : Pour 2025, j’ai envie d’aller plus loin. Faire découvrir mon univers à un public plus large, continuer à sortir des titres qui me ressemblent, et pourquoi pas commencer à monter sur scène pour de vrai. J’aimerais que ma musique puisse faire rêver, toucher les gens, les accompagner dans leurs émotions. Et puis, bien sûr, construire quelque chose de durable — poser les bases solides d’une carrière sincère.
Un dernier mot pour la fin ?
Luna Zuruky : Toujours croire en ses rêves, même quand tout semble vous pousser à abandonner. La vie, c’est un chemin semé d’épreuves, mais c’est dans ces défis-là qu’on se construit vraiment. Il faut rester fidèle à soi-même, écouter son cœur, et ne jamais sous-estimer la puissance de la passion. Le bonheur se cache souvent dans ce qu’on aime profondément faire. Pour moi, c’est la musique.
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