Avec sa dégaine de girlboss et son énergie à faire trembler les platines, ROXIE est en train de se faire une place bien méritée dans le paysage électro français. DJ, productrice, et passionnée jusqu’au bout des ongles, elle vient de dévoiler “Deeper”, un titre aussi percutant qu’introspectif, qui marque une nouvelle étape dans sa jeune carrière. À cette occasion, on l’a rencontrée pour parler de ses débuts, de ses galères d’indé et de cette passion un peu inattendue pour les moteurs vrombissants. Spoiler : elle ne compte pas ralentir de sitôt.


Bonjour ROXIE, merci d’avoir accepté cette interview ! On commence avec la base : comment t’es venue la musique ? Quel a été le vrai déclic ?

ROXIE : J’ai commencé la musique vers mes 12 ans. J’écrivais des textes dans ma chambre, je chantais dans mon coin, j’apprenais quelques accords de guitare à l’arrache. Le vrai déclic, c’est quand j’ai assisté aux NRJ Music Awards à Cannes. Voir David Guetta et Tokio Hotel sur scène m’a retournée. Peu après, je me suis inscrite dans une école de musique de quartier pour prendre des cours de chant et de guitare. Ensuite, j’ai rejoint quelques groupes de rock et j’ai pris l’option musique au lycée.

Mais avec le temps, j’ai mis ça de côté pour mes études dans le sport… jusqu’à ce que le confinement en 2020 change la donne. J’ai repris, seule, à fond : d’abord le mix sur YouTube, puis la MAO en ligne. Et là, tout est reparti.


Ton dernier titre “Deeper” est sorti récemment. C’est quoi l’histoire derrière ce morceau ?

ROXIE : À la base, “Deeper” devait être une collab avec un autre DJ/producteur. Mais le projet est tombé à l’eau. Je n’ai pas voulu le laisser moisir sur un disque dur, alors je m’y suis remise. J’ai quasiment tout refait : nouvelles paroles, vibe plus pop, une guitare par-ci par-là… Et finalement, “Deeper” est née comme ça, toute seule, avec une nouvelle énergie. C’est un titre qui symbolise clairement un virage pour moi.


Tu bosses comment, d’ailleurs ? T’as une méthode de création bien rodée ou c’est freestyle à chaque fois ?

ROXIE : C’est complètement freestyle ! Parfois, je pars sur une mélodie, parfois c’est un texte qui me vient en premier. Ça dépend du mood du jour, de ce que j’ai envie de sortir ou de ce que je ressens. Je fonctionne beaucoup à l’émotion brute, et j’aime laisser l’instinct me guider.


On sait que t’es passionnée par l’automobile. D’où ça vient, et comment tu l’intègres à ta musique ?

ROXIE : Mon père bosse dans l’automobile, donc c’est un truc que j’ai dans le sang. Depuis gamine, on regarde les Grands Prix ensemble, il m’a emmenée voir des courses, du kart, du rallye, de la F1… C’était évident pour moi de mélanger ça à ma musique.

Aujourd’hui, j’intègre des sons de moteurs dans mes prods, certaines paroles sont inspirées du sport auto, et visuellement, ça va se voir de plus en plus dans mes lives. Mais je garde encore quelques surprises en réserve…


C’est quoi la galère n°1 quand on est une artiste indépendante comme toi ?

ROXIE : Le fait de devoir tout apprendre et gérer seule. Je ne viens pas du milieu musical à la base, je suis coach sportive. Donc j’ai tout construit en autodidacte, de A à Z. Pas de label, pas de contact en booking, pas de budget. Tout prend plus de temps, mais au moins, c’est sincère. Et ça m’a rendue super débrouillarde.


L’objet dont tu ne peux clairement pas te passer ?

ROXIE : Mes écouteurs ! J’ai besoin de musique tout le temps, que ce soit en marchant, en faisant du sport, dans les transports… c’est mon carburant.


Allez, sans tricher : les 3 derniers sons que t’as écoutés aujourd’hui ?

ROXIE :

  1. Blessings – Calvin Harris & Clementine Douglas
  2. Party So Hard – Vini Vici, Timmy Trumpet, Niklas Dee
  3. VOLTAGE – Skrillex

Une expression qui te définit bien ?

ROXIE : Honnêtement ? Mon truc, c’est de tirer la langue. Tout le temps. C’est devenu un tic, un running gag… une marque de fabrique presque !


Tu as déjà fait de très belles scènes. Y en a-t-il une qui t’a particulièrement marquée ?

ROXIE : La mainstage des Plages Électroniques à Cannes. C’était ouf. Pas forcément mon meilleur set à cause de la chaleur extrême ce jour-là, mais symboliquement, c’était fort.

Quand j’étais au lycée à Cannes, mon prof de musique m’avait dit : “Toi, tu feras jamais de musique de ta vie.” Il me descendait constamment. Alors me retrouver là, le 16 août 2024, aux côtés de Fisher, Boris Brejcha ou Feder… sans piston, juste pour ma musique, c’était une vraie revanche. Une fierté énorme.


Si tu devais donner un conseil à quelqu’un qui veut se lancer dans la musique aujourd’hui, ce serait quoi ?

ROXIE : La course est longue. C’est pas un sprint, c’est un marathon. Faut avoir un mental solide et surtout, croire en soi quand personne d’autre ne le fait encore.


Quels sont tes objectifs pour 2025 ?

ROXIE : J’ai envie d’aller encore plus loin dans mon univers : allier musique électronique et automobile de façon encore plus visuelle, immersive, assumée. Créer un vrai show avec une identité forte.

Côté sons, j’ai envie d’en sortir plus, de tenter des collabs, d’explorer différents tempos et ambiances… Faire danser les gens, oui, mais aussi leur transmettre un vrai message.


Un dernier mot pour la fin ?

ROXIE : Retrouvez-moi cet été sur scène ! Le 21 juin à Saint-Raphaël avec Fun Radio pour la fête de la musique, le 3 août à Nice avec Sound of Legend, ou encore le 23 août au Natif Festival à Hyères. Toutes mes dates sont sur mes réseaux… alors abonnez-vous, ça ne fait que commencer.



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